La jolie histoire d’un prénom // Blanche

Justine est la maman d’une petite Blanche qui aura 6 mois à la fin de l’année. Elle n’aurait jamais imaginé que la quête du prénom parfait serait aussi compliquée pour son elle et son compagnon. C’est d’ailleurs quelques heures seulement avant la naissance de leur petite fille qu’ils se sont décidés. Justine (que vous pouvez retrouver sur son blog) nous fait le récit de cette aventure…

Blanche, Diane

“Ah je fanfaronnais auprès de nos amis ! Nous, nous savions déjà. Fille ou garçon nous avions choisi le prénom depuis longtemps, nous étions simplement d’accord, ça nous avait peu coûté en discussion. Puis une fois le bébé installé au creux de mon ventre, nous ne savions plus, nos certitudes s’étaient envolées.

Nous avons toujours gardé nos idées de prénoms comme des secrets. Pour la surprise mais aussi pour nous préserver des avis et des commentaires qui peuvent parfois être indélicats.

Si notre fille était née deux ans auparavant nous l’aurions très certainement appelée Louise. Prénom pour lequel j’avais eu un coup de cœur grâce à une petite Louise de 2 ans et demi rencontrée au Jardin d’enfants dans lequel je travaillais.”

Automne

“Au moment où j’apprends que je suis enceinte je remets en question ce choix, peut-être un peu lassée déjà. En tout cas j’ai besoin d’explorer, de chercher ailleurs, d’aller vers d’autres horizons, pour peut-être doucement revenir à Louise. J’aime les prénoms plutôt rares et anciens, ceux du début du XXème siècle. L’Amoureux aime Jeanne, moi seulement un peu. Je cherche aussi côté garçon, notre choix de départ pour un garçon est lui aussi mis entre parenthèses. 

Au fil du temps, désir ou intuition, je sens que nous attendons une fille.

Puis un jour, au détour d’internet, je tombe sur Blanche. Un prénom que je connaissais mais que j’avais oublié. Le prénom d’une petite fille rencontrée en crèche et qui m’a laissée un adorable souvenir et aussi celui de mon arrière-grand-mère.

J’eu l’impression d’avoir enfoui ce prénom, qu’il était presque interdit. Je le propose à l’Amoureux qui me répond un « ah ouais » plutôt convaincu (j’apprends en lui faisant lire ce texte que c’était un « ah ouais » plutôt de « surprise »…). A ce moment-là lors de mes recherches je constate que Louise est en tête ! Bientôt elle occupera la première place du palmarès des prénoms… C’est là qu’elle me perd.

Blanche est donc LE prénom, SON prénom j’en parle régulièrement avec l’Amoureux comme acquis. C’est l’évidence. A mes yeux (et à mes oreilles) il s’en dégage douceur, délicatesse, féminité, pureté. Ce prénom nous va bien, il nous ressemble. 

J’aime que Blanche existe dans d’autres pays sous la forme de Bianca (Italie) et Blanca (Espagne).”

Hiver

“Il aime Manon, il lui trouve un coté sauvage. Mais Manon c’est non !

Lorsque nous apprenons que c’est une fille il me dit simplement : « Elle ne s’appellera pas Blanche ». Finalement il ne se projette pas avec ce prénom. Je suis terriblement déçue mais pas désespérée, ne plus en parler, laisser reposer, attendre.”

Printemps

“Nous avons vu Charlie et l’Amoureux l’a transformé en Charline. Moui, c’est loin d’être une évidence.

Mes lèvres ont répété ce prénom, mes mains l’ont écrit, pour voir. Charline l’association de mes deux amies, Charlotte et Caroline. Il me fallu quelques jours pour « l’apprivoiser ». Une semaine plus tard je dis à l’Amoureux que finalement j’aime sa proposition. Il me répond que finalement il lui trouve un quelque chose de masculin. Nous repartons sur d’autres pistes.

Charline nous a ouvert les portes des prénoms se terminant par « ine ». Il restait deux mois avant la naissance de notre petite fille. J’étais prête à chercher un prénom qui nous irait à tous les deux même si Blanche demeurait mon prénom préféré !

J’emprunte des livres de prénoms. Je constate qu’il y a plus passionnant comme lecture. 

Parfois le soir, dans le lit, dans la nuit nous disons tout haut un prénom qui passe par là. Un soir il dit Eglantine, je soupire.

Eglantine, c’est féminin, mignon, frais, finalement pourquoi pas. Mais lorsque je lui en reparle il ne se rappelle plus, il a dit ça comme ça, non ça ne lui plait pas.

Je commence à légèrement m’agacer de ses propositions en l’air. Si nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord ça sera surement une petite Louise qui naitra, le prénom « par défaut » ce qui est dommage.

Ma liste de prénoms en « ine » : Honorine, Rosaline, Léopoldine, Eglantine

Sa liste de prénoms en « ine » : Joséphine, Pauline”

Eté

“Dans un des livres il y a des listes à thème. La liste « BCBG » me parle beaucoup, tous les prénoms que nous avons évoqués y sont. Je lui tends alors le livre et lui demande d’en choisir un de cette liste. Il choisit Diane.

Dernière short-list…

Lui : Diane, Jeanne, Pauline

Moi : Blanche, Jeanne, Louise, Eglantine.

Je comprends que je dois faire le deuil du prénom Blanche, ça me rend triste mais je garde quand même un secret espoir.

Même si Jeanne est le prénom en commun, nous ne décidons rien. Il a un véritable coup de cœur pour Diane (fini les prénoms en l’air !)”.

Le jour J

“Une heure avant sa naissance j’apprends que je vais aller au bloc pour une césarienne. Notre fille va bien, moi je suis fatiguée, ça fera près de vingt-quatre heures que nous sommes à la maternité. Mille fois j’ai imaginé la rencontre avec mon bébé, ces tous premiers instants où je pourrais envelopper son petit corps de mes mains, lui parler, la renifler, la caresser, l’embrasser, connaitre son odeur, lui donner le sein… De ce que nous savons, la césarienne ne permet pas cela dans les premiers instants de la naissance. Je pleure, désespérée, j’accepte difficilement la nouvelle.

L’Amoureux choisit ce moment délicat pour me faire part de son choix de prénom. Il me propose d’appeler notre petite fille tant attendue… Blanche.

Blanche naît le 29 juin 2017 à 02h51 par voies naturelles. Son second prénom est Diane.”

Votre enfant porte un prénom ancien, rare et/ou original ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous la Jolie Histoire de son Prénom : contact@jolisprenoms.fr

Jolie fratrie // Ernest & Suzanne

Chloé est la maman de deux enfants aux prénoms joliment désuets, Ernest 22 mois né par une belle nuit d’hiver et Suzanne 4 mois née une nuit d’été. Des prénoms coups de coeur qui n’ont pourtant pas toujours été faciles à assumer. Chloé nous raconte…

Ernest

“Lorsque je suis tombée enceinte la première fois, nous étions certains avec mon mari que ce serait un garçon. Et bizzarement tout notre entourage – amis et famille – nous imaginait avec un garçon, cela résonnait comme une évidence et c’est donc sans surprise que la première échographie nous a confirmé qu’un petit bonhomme allait nous rejoindre. Tant mieux, nous n’étions pas trop inspirés pour les prénoms de fille, j’avais évoqué Juliette et Lise mais sans grande conviction. Pour les garçons en revanche j’avais beaucoup plus d’idées… Très vite un top 4 se met en place avec à sa tête Elliot suivi de Oscar, Marius et Léon. Rapidement Marius et Léon sortent de la course, Marius éliminé par mon mari qui n’a pas forcément le coup de coeur et Léon est abandonné car ma belle-mère américaine n’arrive pas à le prononcer correctement et cela me gêne beaucoup… Il reste donc Oscar et Elliot et franchement Ernest a bien failli s’appeller avec un de ces deux prénoms. Pourtant quelque chose me gêne, j’ai vraiment peur du côté mode. Non pas que je cherche à tout prix l’originalité mais je ne veux pas que mon enfant ait le même prénom que tout le monde et je sens que ces deux-là montent en flèche. Je continue donc à chercher et un jour, à 4 semaines du terme, je tombe sur Ernest ! Le charme de ce prénom opère instantanément chez moi et très vite mon mari, sceptique au début, est également conquis. J’aime la force mêlée à la douceur de ce prénom que je le trouve terriblement poétique. Nous en parlons un peu autour de nous et les réactions sont variées, on aime ou on déteste mais dans tout les cas ce prénom ne passe pas inaperçu !! Elliot reste cependant toujours en course, Ernest ? Elliot ? Nous choisirons le jour J !

Et le jour J est arrivé et quand la sage-femme nous a demandé le prénom, mon mari m’a regardé et ensemble nous avons prononcé Ernest, au fond de nous il n’y avait pas d’hésitation. Notre Ernest est donc né une belle nuit d’hiver et même si avec ce prénom nous avons pris plus de risques, pas une seconde je n’ai regretté. J’avoue cependant qu’il ma fallu du temps pour assumer mon choix, certaines réactions m’ont blessée et il m’est même arrivé de douter en me demandant si je n’avais pas donné un prénom trop difficile à porter à mon fils ! Mais aujourd’hui il n’y a plus aucun doute, mon fils a bientôt 2 ans et porte son prénom à merveille, j’en suis très fière ! C’est un petit garçon doux et sensible, il me fait rire chaque jour et pas une seconde je m’imagine l’appeler autrement.”

Suzanne 

“11 mois après la naissance d’Ernest, je suis de nouveau enceinte. C’est le choc ! Ce n’était pas prévu et même si j’ai toujours voulu avoir au moins deux enfants je n’avais pas envisagé qu’ils seraient aussi proches ! Bon, passé le tsunami émotionnel, je me remets de suite à la recherche du prénom, mon histoire avec Ernest ayant déclenchée chez moi une véritable passion. Je veux que le prénom de cet enfant soit assorti à celui de son frère. Pour un garçon j’adore Auguste, Marius revient aussi, décidément je l’aime ce prénom ! Mais je n’ai pas le temps de beaucoup chercher les prénoms de garçons car très vite nous apprenons que c’est une petite fille qui va nous rejoindre. 

L’année précédente ma soeur qui attendait une petite fille avait évoqué Suzanna, un vrai coup de coeur pour moi. Je propose alors Suzanne a mon mari qui n’est vraiment pas fan. Il aime Alice mais trop courant pour moi, j’adore Augustine mais trop osé pour lui ! Nous tombons d’accord sur Joséphine et Philippine. Pourtant j’aime terriblement Suzanne, j’en reparle donc régulièrement jusqu’au jour où il m’annonce que le charme a opéré !! Il s’est habitué et a même fini par aimer ce prénom ! Victoire !

Notre Suzanne est donc née une belle nuit d’été. Elle n’a que 4 mois mais déjà elle a réussi à conquérir le coeur de son frère en un temps record ! Bon pour l’instant il refuse catégoriquement de l’appeler Suzanne, elle s’appelle donc Bébé mais je ne désespère pas de l’entendre un jour prononcer le joli prénom de sa soeur !

Nous souhaitions que les prénoms de nos enfants soient assortis. Avec Ernest et Suzanne je pense que nous avons réussi et personnellement, malgré les grimaces de certains, je trouve l’ensemble très harmonieux.”

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr 

Jolie fratrie // Alice, Simon & Coline

C’est une belle histoire que je m’apprête à publier sur blog. Celle d’une lectrice (Coline) qui partage avec sa maman (Marie-Agnès) et sa soeur (Alice) une passion commune pour les prénoms. 

A la demande de ses filles, Marie-Agnès a accepté de venir témoigner sur Jolis Prénoms. Elle se replonge dans des souvenirs datant d’une trentaine d’année et dévoile l’histoire des prénoms de ses trois enfants devenus grands : AliceSimon et Coline. Un témoignage tendre et émouvant que vous aurez plaisir à découvrir !

“Seule à porter un prénom composé au milieu de sept frères et sœurs, je me suis intéressée assez jeune à leurs significations. Pendant mes grossesses, je me régalais à choisir le prénom de nos futurs enfants. J’ai ensuite très vite transmis ma passion à mes filles. Fidèles lectrices aujourd’hui du blog jolisprenoms.com, elles m’invitent à présent à témoigner et à vous partager l’histoire des prénoms de mes trois grands enfants.”

Alice

“ALICE, toi la première, notre numéro 1. C’est évident. Ton prénom commencera par la première lettre de l’alphabet. A comme AMOUR, le premier fruit de notre amour !

J’avais lu et relu dans les années 80, le livre de Claudette Combes « Les Enfants de la Joie ». Ce couple avait eu un enfant biologique puis, avait décidé d’adopter tous les suivants… Une multitude d’autres, une vingtaine peut-être. Une histoire invraisemblable. J’avais été très marquée par ce livre. J’en avais retenu que pour chacun de leurs enfants, ils leur donnaient un prénom commençant par A, comme Amour.

Tu t’annonces. Je vais rechercher le livre acheté dès mon adolescence « Un prénom pour la vie » de Pierre Le Rouzic, qui nous sera source d’inspiration. Mon mari et moi désirons un prénom court, plutôt ancien, simple et pas trop courant. Après une hésitation avec Adèle, nous restons sur notre premier choix : Alice.”

Simon

“Deux ans plus tard, une nouvelle grossesse se met en route… Nous ne souhaitons pas connaître ton sexe. Toutefois, tous les deux à l’échographie, nous voyons que tu es un garçon !

De passage chez mes cousins dans ma jeunesse, j’étais tombée sur l’autre face d’un 45 tours d’Hugues Aufray « Petit Simon ». C’était une chanson que je trouvais sublime. Elle ne passait jamais à la radio (contrairement à Céline et Santiano). Elle racontait l’histoire d’un petit garçon juif. J’en avais été très touchée et l’avais toujours gardée dans un coin de ma tête. 

Nos critères ne changent pas : un joli prénom, simple, que l’on n’entend pas à tous les coins de rue. Le prénom féminin Irène est à peine évoqué, tant nous sommes sûrs que tu seras un petit garçon. Le choix pour le doux prénom de SIMON coule sous le sens.”

Coline

‘Et puis, bébé numéro trois s’annonce ! Le choix se corse. L’évidence n’est plus la même. Nous ne voulons toujours pas connaître ton sexe. Je suis intérieurement persuadée que tu seras un garçon. Tu bouges dans tous les sens, donnes beaucoup de coups de pied. Je cherche un prénom masculin. J’aime la terminaison en « in » : Martin, Justin, Augustin… Colin ! Ca y est ! J’ai trouvé ! C’est simple, court, ancien, pas trop donné.

Mais là, le hic ! Contrairement aux choix précédents, mon homme n’est pas d’accord. « Ah non, c’est du « pichon » ça (“poisson” en ch’ti bien de chez nous). Nous n’allons pas appeler notre enfant par le nom d’un poisson ! »

Retour à zéro. Je laisse mes recherches de côté. Puis un jour, ton papa revient en disant : « Colin, je n’aime vraiment pas, mais COLINE par contre, je trouve ça très beau ». Pourquoi pas. Allons-y pour Coline ! Pour un garçon, nous nous étions finalement mis d’accord pour Augustin, peu courant à l’époque.

Tu viens au monde ! Oh une petite fille ! L’entourage est ravi par notre choix. Mais où avez-vous trouvé ce prénom ? (Il y a 26 ans, il était très peu donné). Merci Coline Serreau et ton fameux film  « Trois hommes et un couffin »).

Trois beaux enfants au joli prénom chacun !

Alice, toi qui mène la danse avec ton grand A majuscule. Ta droiture, ta clarté, ta franchise.

Simon, la grandeur de tes Six Monts comme tu l’es, du haut de tes presque deux mètres à l’âge adulte. De la hauteur, qui t’est bien nécessaire pour trouver ta place entre tes deux sœurs aux caractères bien trempés.

Et notre Coline, avec qui nous restons dans des hauteurs faites d’arrondis et de douceur !”

Vos enfants portent des prénoms anciens, rares et/ou originaux ? N’hésitez pas à témoigner et partagez avec nous votre Jolie Fratrie : contact@jolisprenoms.fr